Déclaration liminaire à la CAP des directeurs du 5 décembre 2017

Téléchargez notre déclaration liminaire en PDF.

Déclaration liminaire lors de la CAP des directeurs du 5 décembre 2017

Inexorablement, C.A.P. après C.A.P., la pseudo « réforme statutaire » continue de casser le corps des directeurs…

De moins en moins de postes publiés vacants, mais de plus en plus SDV, de moins en moins de mouvements mais de plus en plus de collègues qui cherchent à partir en détachement ou en intégration dans d’autres corps… notamment les attachés d’administration ou la magistrature…

Il est vrai que le régime indemnitaire y est nettement supérieur, et ce ne sont pas les 1.000 euros brut octroyés en fin d’année (qui sont évidemment toujours bons à prendre) qui modifieront la donne, après plus de 10 ans sans augmentation indemnitaire… sans parler de la communication déplorable et mensongère de la D.S.J., et de la division orchestrée avec les autres corps de fonctionnaires des greffes…

Et nous ne parlerons pas encore ici du RIFSEEP…

Par ailleurs, de plus en plus de directeurs se retrouvent délégués sur des postes de greffiers fonctionnels chefs de greffe qui ne trouvent pas de candidats, sans compter bien sûr de tous les collègues délégués pour exercer les compétences non délégables des directeurs…

Et il y a toujours autant de flou sur la localisation des emplois, des directeurs ou directeurs principaux… ce qui pose d’ailleurs toujours des problèmes, notamment pour la réalisation de l’examen professionnel…

Les fonctionnaires des greffes ont subi la casse (déjà appelée « réforme ») de la carte judiciaire Dati dans les années 2008/2011… après une concertation bidon puisque les décisions avaient été prises avant même que les rapports des chefs de cour (pas toujours emprunts d’objectivité) soient remontés au ministère.

Notre syndicat l’avait d’ailleurs démontré lors d’une conférence de presse au siège du syndicat de la magistrature, ce qui avait été repris par Le Canard enchaîné…

Les seuls gagnants auront été certaines professions para-judiciaires… et certainement pas le service public de la justice…

Les fonctionnaires ont connu plus récemment les travaux sur la « justice du XXIème siècle »… Là encore, sans parler de la casse de nos statuts, quelles améliorations pour le service public ?

– des services d’accueil, rebaptisés SAUJ, mis en place à marches forcées, sans moyens, sans outils,

– un objectif annoncé de simplification de la procédure, qui se traduit au contraire, notamment pour les conseils de prud’hommes, par une complexification croissante…

– un objectif annoncé d’accès facilité à la justice qui se traduit par une augmentation de la représentation obligatoire par avocat…

Aujourd’hui, l’actuelle ministre n’a pas voulu être en reste et a lancé les « chantiers pour la justice »…

La « réforme de la carte judiciaire » s’appelle la « l’adaptation de l’organisation judiciaire » dont le pilotage a été confié à deux avocats…

D’autres concernent la simplification de la procédure pénale comme civile (nous pouvons légitimement craindre le pire), la transformation numérique (cela fait bien longtemps que les juridictions administratives sont au point sur la question !), …

Et comme d’habitude, nous constatons les mêmes effets, la concertation est effectuée ou non selon les endroits, mais même lorsqu’elle existe, c’est en général le point de vue de la hiérarchie qui remonte…

Mise en Ligne