FS ministérielle du 19 juin 2024 : notre déclaration liminaire

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Déclaration Liminaire de la CGT et du SM à la FS ministérielle du 19 juin 2024

Nous ne pouvons pas entamer cette instance sans évoquer les menaces qui pèsent sur notre démocratie. Aussi, nous appelons nos collègues à voter pour les forces de progrès social tout en faisant barrage à l’extrême-droite.

            C’est après la violente attaque d’un convoi pénitentiaire du 14 mai ayant entrainé la mort de deux collègues et les blessures de trois autres que la question des « accidents graves et des décès » vient à l’ordre du jour. Nous avions déjà perdu un des nôtres en mission, un agent ERIS, lors d’un accident de la route. 9 jours après le suicide d’un greffier et plus d’un mois après la tentative de suicide d’un autre… Il aura tout de même fallu attendre que les drames se multiplient pour qu’enfin ce point soit inscrit à l’ordre du jour. Quand bien même nous ne pouvons que nous satisfaire de l’inscription, certes tardive, de ce point à l’ordre du jour, l’évocation des faits survenus depuis le début de l’année ne saurait occulter tous les accidents graves et décès survenus les années précédentes. De plus, nous demandons qu’il nous soit rendu compte des suites données à ces évènements graves, notamment en formations spécialisées.

            Par ailleurs, ces accidents et décès soulèvent, de nouveau, la question des risques professionnels particuliers encourus par les agents du ministère de la Justice et de l’extension des moyens qui pourraient être accordés aux FS. Nous souhaitons un débat en ce sens.

 

            Le sujet ne doit pas non plus occulter les violences internes que peuvent connaître les agents comme le harcèlement ou la mise au placard avec une administration plus prompte à couvrir les éléments « perturbateurs » qu’à protéger les victimes. Il en est ainsi au sein de l’École Nationale des Greffes où la situation n’évolue toujours pas favorablement malgré nos multiples signalements. A cause de la protection accordée à un cadre de cette école, un de nos représentants a été placé en arrêt maladie pour se protéger. Quand cela va-t-il cesser ?

 

            Parmi les documents communiqués pour cette réunion figure une note portant sur les refus des expertises en formation spécialisées. Dommage que rien ne figure sur les acceptations !

            Par ailleurs, nous signalons la grande confusion (voulue ou non) que certains présidents de FS font entre les experts désignés par les organisations syndicales et les experts certifiés qui crée des quiproquos voir des blocages aux dépens de nos camarades.

 

            Enfin, il est nécessaire d’évoquer les difficultés de plus en plus nombreuses des agents dans la recherche de logement. Face à la conjoncture actuelle et à la baisse de pouvoir d’achat, des collègues se retrouvent en grande précarité notamment dans le cadre des mobilités. A Bayonne, par exemple, un agent pénitentiaire s’est ainsi retrouvé « à la rue » en l’absence de fonds SRIAS disponibles en fin d’année dernière. Combien d’autres collègues sont également en difficultés ?

           

Vos représentants CGT et SM

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