Un maximum d’économies sur le dos des fonctionnaires

Justice du XXIème siècle

Une seule cohérence : le contentieux de masse aux fonctionnaires

pour un maximum d’économies sur leur dos

Cette réforme prévoit de faire du greffier un greffier dit “juridictionnel”. Mais, le greffier n’est-il pas déjà juridictionnel ? N’est-ce pas l’essence même du greffier ? Ne vaudrait-il pas mieux parler de Greffier faisant fonction de magistrat ? Ou de greffier poubelle ?

Après l’adjoint administratif faisant fonction de greffier, le greffier faisant fonction de chef de greffe ou de service, voilà le greffier faisant fonction de magistrat. Et, par conséquent, l’adjoint administratif faisant fonction de greffier « juridictionnel »…

Comme dans tous les cas de faisant fonction, une chose est certaine : on récupère la responsabilité, mais pas la paye !

Certains syndicats assènent que pour l’essentiel, c’est du travail que nous faisons déjà, or :

– le faisons-nous vraiment déjà ? Entendre cela révèle que les représentants de ces syndicats ne doivent pas avoir mis les pieds en juridiction depuis un certain temps, jusqu’à 15, voire 20 ans pour certains…

– si jamais cette affirmation était en partie vraie, il faudrait alors commencer par se demander pourquoi notre statut n’est pas respecté ;

– en somme il ne s’agirait que d’apposer sa signature, et c’est bien là le problème : la signature emporte la responsabilité !

Tout ça, sans la paye et sans les garanties d’indépendance et d’inamovibilité…

Par ailleurs, avec un statut et une grille qui n’ont pas bougé depuis plus de 10 ans, c’est bien là que la demande doit porter !

L’éventuelle revalorisation n’en serait d’ailleurs pas une : c’est le NES (Nouvel Espace Statutaire), refusé en 2011 par toutes les organisations syndicales, qui serait reproposé, sous réserve de validation par le ministère du budget… La seule volonté politique est de transférer une partie des fonctions des magistrats (celles-dont ils ne veulent pas) sur une main d’oeuvre moins couteuse…

Enfin, il y a la question des effectifs : 2000 départs annoncés d’ici 3 ans, seulement 1100 en cours de remplacement. Et une petite phrase du rapport Delmas-Goyon est bien vite oubliée : «Ils ne pourront pas accroître leur champ de compétence au-delà de ce qu’un effort résolu de recrutement leur permettra de leur confier» (p.102).

Et certains osent dire qu’il s’agit d’une opportunité…

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