Audition de la CGT sur les chantiers de la justice

Le 5 octobre 2017, la garde des sceaux a annoncé en grandes pompes le lancement de 5 chantiers sur la justice. Novlangue, langue de bois, impossibilité de poser des questions, aucun document remis : le dialogue social et la transparence promis n’étaient pas au rendez-vous.
Pour chacun de ces « chantiers », deux chefs de file ont été désignés parmi lesquels 4 avocats, un patron de Bouygues (d’où sûrement le terme de « chantier »), 2 magistrats retraités, un professeur et 2 magistrats en activité. Constat : la part belle est faite au privé (la moitié des « chefs de file »), seulement deux agents salariés par le ministère de la justice et surtout aucun fonctionnaire.
Nous avons certes été entendus (de là à dire que nous avons été écoutés…) sur nos revendications, mais il était difficile de se prononcer sans avoir communication des projets… Dans les greffes l’inquiétude est grande au vu des nombreuses rumeurs qui courent. Continuer la lecture

« Transformer les réseaux » de la justice

La novlangue et la langue de bois ont fait merveille lors de la présentation par la garde des sceaux des « chantiers de la justice » établis selon la lettre de mission que lui a confié le Premier ministre.

Elle a annoncé cinq chantiers, sur lesquels il a bien évidemment été impossible de l’interroger et sur lesquels bien évidemment aucun document n’a été remis. En contradiction totale avec les annonces de dialogue et de transparence faites, d’autant plus que le délai fixé de dépôt des rapports est le 15 janvier 2018. Les travaux vont donc être menés tambour battant. Continuer la lecture